Ce que montre la lame
Un personnage couronné et ailé, assis de face, tient d’une main un sceptre à globe et à croix, tandis qu’un écu à l’aigle est appuyé contre lui : une présence large, ouverte.
À Marseille, le personnage tient dans l’autre main l’écu frappé d’un aigle, appuyé contre lui, et le sceptre se termine par un globe surmonté d’une croix. Les ailes disent un mouvement, la couronne une place. Dans la version Rider-Waite, l’Impératrice est assise sur des coussins dans un champ de blé, au bord d’une forêt et d’une cascade. Une couronne de douze étoiles lui ceint la tête, la robe est semée de grenades, et un sceptre repose dans la main. À ses pieds, un bouclier en forme de cœur porte le signe de Vénus. Les deux images parlent de croissance et d’expression plus que de maintien.
À l’endroit
L’Impératrice est la lame de la croissance. Son image tourne autour de ce qui pousse : des ailes et un sceptre à Marseille, un blé mûr chez Waite. Beaucoup de lecteurs y voient la création, l’expression, la générosité et le goût de faire exister quelque chose.
Droite, elle appelle à nourrir ce qui est déjà en route. Le Bateleur lance ; elle, elle fait grandir, avec patience et attention, un projet, un lien ou un talent. Son numéro, trois, évoque ce qui se déploie à partir de deux. La Golden Dawn, dont les tables servent ici de simples repères, la relie à Vénus et à la lettre Daleth, ce qui rejoint ses thèmes de beauté, d’harmonie et de sensualité. Elle peut se lire aussi comme un rappel : ce qui a été semé demande du temps, et la hâte n’aide pas ce qui pousse.
- création
- abondance
- expression