Coïncidence et synchronicité : quelle différence ?
Une coïncidence est la rencontre de deux faits sans lien de cause : elle devient synchronicité quand elle fait sens pour vous.
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Coïncidence en bref
Pour vous, distinguer les deux évite de tout prendre pour un signe, sans vous empêcher de garder ce qui vous touche.
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La synchronicité selon Jung
Carl Gustav Jung forge la notion de synchronicité dans un essai de 1952, publié avec le physicien Wolfgang Pauli (Naturerklärung und Psyche). Il désigne une coïncidence qui fait sens pour la personne, sans lien de cause entre les deux événements. Ce qui compte n’est donc pas le hasard lui-même, mais la signification qu’on lui trouve.
Collectionner les séries
Avant Jung, le biologiste Paul Kammerer collectionnait les séries de coïncidences, qu’il rassemble dans Das Gesetz der Serie (1919). Cette passion montre combien l’attention aux répétitions est ancienne. Elle ne dit pas qu’une loi secrète les gouverne, mais qu’elles ont intrigué des esprits très rigoureux, bien avant que l’on parle de signes ou de synchronicités.
La loi de Littlewood
Le mathématicien J. E. Littlewood a remarqué (A Mathematician’s Miscellany, 1953) qu’à raison d’un événement remarqué par seconde, chacun vit environ un « miracle » à une chance sur un million par mois. Freeman Dyson l’a nommée ainsi en 2004. Autrement dit, les coïncidences rares deviennent presque inévitables quand on regarde longtemps, et il n’est pas surprenant qu’une série frappante finisse par se produire dans une vie.
Garder ce qui vous touche
Savoir qu’une coïncidence est attendue statistiquement n’enlève rien à ce qu’elle fait résonner en vous. Vous pouvez la prendre pour ce qu’elle est : un moment où quelque chose de vos pensées rencontre quelque chose de votre journée. Noter ces moments aide à voir lesquels reviennent, et à quoi ils répondent.
Les faits et leurs sources
- Jung forge la notion de synchronicité (essai de 1952, publié avec Wolfgang Pauli) : une coïncidence qui fait sens pour la personne, sans lien de cause. C. G. Jung et W. Pauli, Naturerklärung und Psyche, 1952
- Le biologiste Paul Kammerer collectionnait les séries de coïncidences (Das Gesetz der Serie, 1919). Paul Kammerer, Das Gesetz der Serie, 1919 ; P. Diaconis et F. Mosteller, « Methods for Studying Coincidences », Journal of the American Statistical Association, 1989
- La « loi de Littlewood » : à raison d’un événement remarqué par seconde, chacun vit environ un « miracle » à une chance sur un million par mois. L’idée vient du mathématicien J. E. Littlewood (A Mathematician’s Miscellany, 1953) ; Freeman Dyson l’a nommée ainsi en 2004. J. E. Littlewood, A Mathematician’s Miscellany, 1953 ; Freeman Dyson, The New York Review of Books, 2004 ; Wikipédia (en), « Littlewood’s law »
Lectures rapportées d’après les cultures nommées : un miroir pour réfléchir, jamais une prédiction ni un présage.
Coïncidence : vos questions
Quelle est la différence entre coïncidence et synchronicité ?
La coïncidence désigne seulement la rencontre de deux faits, sans lien de cause. La synchronicité, notion forgée par Jung en 1952 avec Wolfgang Pauli, est une coïncidence qui prend un sens pour celle ou celui qui la traverse. Le mot dit la signification qu’on y trouve, pas une cause cachée.
Les coïncidences sont-elles rares ?
Moins qu’on ne le croit. La loi de Littlewood estime qu’à raison d’un événement remarqué par seconde, chacun vit environ un événement à une chance sur un million par mois. Une coïncidence frappante n’a donc rien d’anormal statistiquement, ce qui n’ôte rien à ce qu’elle signifie pour vous.
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Notez ce que vous remarquez
Notez la coïncidence remarquée, avec la date et ce à quoi vous pensiez juste avant.
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