Systèmes de maisons : Placidus, Porphyre, signes entiers
Les douze maisons divisent le ciel d’un lieu, mais il n’existe pas une seule façon de le faire. Les systèmes les plus courants donnent des limites parfois très différentes. Voici comment ils fonctionnent et ce qui les distingue.
Un système de maisons est une méthode de découpage du ciel d’un lieu et d’une heure en douze secteurs, et les méthodes ne tracent pas les mêmes limites.
systèmes de maisons
Placidus
signes entiers
Les chiffres du schéma sont calculés par le moteur du site (Astronomy Engine) ou tirés des faits saisis, jamais recopiésLe schéma
Les maisons divisent le ciel local, tel qu’on le voit du lieu de naissance à l’heure de naissance.
Comme la Terre tourne, elles font un tour complet en vingt-quatre heures, ce qui les distingue des signes, fixés sur le zodiaque. Le premier secteur démarre à l’ascendant, degré de l’écliptique qui monte sur l’horizon oriental ; les onze autres s’enchaînent d’abord sous l’horizon, puis remontent à l’ouest.
Les systèmes se distinguent par la manière de tracer les limites. Les signes entiers, les plus anciens, font de chaque signe une maison. Les maisons égales mesurent 30 degrés à partir de l’ascendant. Porphyre divise chaque quart du ciel en trois parts égales. Regiomontanus partage l’équateur céleste, Placidus, la durée de montée de chaque degré jusqu’au milieu du ciel. Ces deux derniers donnent des maisons de largeurs inégales.
Le choix ne change ni les signes des planètes ni l’ascendant : il peut tout au plus faire passer une planète dans la maison voisine, quand elle est proche d’une limite. Placidus devient impossible près des pôles, où certains degrés ne se lèvent jamais : le site passe alors à Porphyre au-delà de 66° de latitude. Il propose Placidus par défaut, tandis que signes entiers et maisons égales sont proposés en option.
Famille
Le thème
Le schéma
Six façons de découper le ciel
À lire ensuite
L'ascendant et le milieu du ciel
L’histoire, les débats et les sources
Un peu d’histoire
L’usage des signes entiers remonte à l’astrologie hellénistique, que Vettius Valens illustre dans ses Anthologies, au IIe siècle.
Porphyre, un siècle plus tard, décrit le partage de chaque quart en trois parts égales. Regiomontanus diffuse en Europe, en 1490, un système fondé sur l’équateur céleste. Placidus de Titis publie en 1657 le sien, fondé sur le temps, qu’André Barbault emploie dans son Traité pratique d’astrologie de 1961. C’est le plus répandu dans l’astrologie française moderne.
Sources
5
Plus ancienne
Vettius Valens, IIe siècle
Plus récente
André Barbault, 1961
Ce qui fait débat
Aucun système ne fait l’unanimité.
Les partisans de Placidus mettent en avant sa précision et sa diffusion. Ceux des signes entiers y voient la méthode la plus fidèle aux textes antiques et la plus simple. Les maisons égales séduisent par leur régularité. Les systèmes à quarts divisés, enfin, posent un problème près des pôles. Chacun reste défendable, selon ce qu’on attend des maisons.
Les écoles ne sont pas toutes d’accord : le site expose les positions sans trancher pour vous, et indique le réglage qu’il utilise par défaut.
D’où vient cette notion
Les auteurs et les textes qui établissent ou discutent cette notion, avec le passage quand il est connu.
IIe siècleVettius ValensAnthologies, ensemble de l'ouvrage
Usage des signes entiers : chaque signe forme une maison.
IIIe sièclePorphyreIntroduction au Tétrabible, ensemble de l'ouvrage
Partage en trois parts égales de chaque quadrant entre les angles.
1490RegiomontanusTabulae directionum, ensemble de l'ouvrage
Diffuse en Europe un système fondé sur la division de l’équateur céleste.
1657Placidus de TitisTabulae primi mobilis, ensemble de l'ouvrage
Système fondé sur la division du temps : le plus employé en France aujourd’hui.
1961André BarbaultTraité pratique d’astrologie, ensemble de l'ouvrage
Référence de l’astrologie française moderne, qui emploie Placidus.
Les chiffres du schéma sont calculés par le moteur du site (Astronomy Engine) ou tirés des faits saisis, jamais recopiés.
Six façons de découper le ciel
Systèmes de maisons : principe, origine, et ce que propose le site
Système
Principe
Origine
Sur le site
Placidus
Division du temps que met chaque degré à passer de l’horizon au méridien
Placidus de Titis, 1657
Par défaut · impossible près des pôles
Porphyre
Chaque quadrant entre deux angles coupé en trois parts égales
Porphyre, IIIe siècle
Au choix ; relais de Placidus au-delà de 66°
Maisons égales
Douze maisons de 30° depuis l’ascendant
Tradition hellénistique
Au choix
Signes entiers
Le signe de l’ascendant forme la maison 1, le suivant la maison 2…
Vettius Valens, IIe siècle
Au choix
Regiomontanus
Division de l’équateur céleste en douze parts égales
Regiomontanus, 1490
Non · impossible près des pôles
Koch
Division du temps à partir du milieu du ciel
Walter Koch, XXe siècle
Non · impossible près des pôles
Questions fréquentes : les systèmes de maisons
Quel système de maisons choisir ?
Il n’y a pas de bonne réponse unique. Placidus est le plus courant en France, les signes entiers sont le plus ancien, les maisons égales le plus simple. Le site propose Placidus par défaut, et vous laisse comparer les autres dans les réglages du thème.
Pourquoi Placidus ne fonctionne-t-il pas près des pôles ?
Parce qu’il divise le temps de montée de chaque degré, et que près des pôles, à partir de 66° de latitude environ, certains degrés ne se lèvent plus ou ne se couchent plus. Le calcul n’a alors pas de solution. Le site bascule sur Porphyre au-delà de 66°.
Pourquoi mes maisons changent-elles d’un site à l’autre ?
Parce que chaque site choisit son système par défaut : Placidus, signes entiers, maisons égales… Les signes et l’ascendant restent identiques, mais les limites des maisons bougent, et une planète proche d’une limite peut changer de maison.