Numérologie pythagoricienne : origine, table et principes
La numérologie pythagoricienne attribue à chaque lettre une valeur de 1 à 9, puis additionne. C’est la plus répandue en Occident, même si Pythagore n’en a laissé aucune trace.
Par Thomas Guilhot · mis à jour le
La numérologie pythagoricienne : d’où elle vient, ce qu’elle calcule
La numérologie dite pythagoricienne se réclame de Pythagore, philosophe et mathématicien grec du VIe siècle avant notre ère, installé en Grande-Grèce. Il n’a laissé aucun écrit : ce que l’on en sait passe par ses disciples et par des auteurs bien plus tardifs. Les pythagoriciens de l’Antiquité voyaient dans les nombres, dans leurs rapports et dans les figures qu’ils dessinent, la clé de l’harmonie du monde. Leur emblème, la tétraktys, range dix points en triangle : un, deux, trois puis quatre.
Le tableau qui donne à chaque lettre une valeur de 1 à 9 est, lui, attribué à Pythagore par tradition, sans preuve qu’il l’ait conçu. La forme actuelle apparaît avec la numérologie occidentale moderne, plutôt au XXe siècle. Le principe est simple : on remplace les lettres du nom par leur valeur, on additionne, puis on réduit la somme à un chiffre unique. La date de naissance se traite de la même façon.
On en tire des nombres qui portent chacun un nom : chemin de vie, expression, nombre intime. Chaque chiffre de 1 à 9 est décrit par un caractère, une manière d’agir ou une question. Quelques totaux sont conservés tels quels et lus comme maîtres-nombres : 11, 22 et souvent 33.
Comment on calcule
On part du nom de naissance et l’on remplace chaque lettre par sa valeur, lue dans le tableau complet de la page des lettres. Exemple avec CLARA : les trois premières lettres donnent 3, 3 et 1, puis R donne 9 et le dernier A redonne 1. La somme est 3 + 3 + 1 + 9 + 1 = 17, soit 17 → 8 après réduction. Le 8 est le nombre d’expression de ce prénom. Pour les voyelles seules, ou pour les consonnes seules, on procède de la même façon sur les lettres retenues.
Ce qui la distingue de la méthode du site
C’est la méthode que suit ce site, ce qui rend la comparaison simple : la même table sert au nom comme à la date, et les maîtres-nombres (11, 22, 33) échappent à la réduction. Elle se distingue des autres écoles par l’usage d’une seule table pour toutes les lettres, sans lien avec la langue d’origine du nom. Le prénom se calcule ainsi en français, en arabe translittéré ou en japonais romanisé selon la même grille.
À savoir avant de s’y fier
La table n’est pas un héritage attesté de l’Antiquité : c’est une convention moderne, commode et cohérente. Les écoles ne s’accordent pas sur la place du Y, ni sur les maîtres-nombres. Un résultat vaut pour une méthode donnée : changez de convention, il change. Deux personnes de bonne foi peuvent donc diverger sans que l’une ait tort.
Questions fréquentes : la numérologie pythagoricienne
Pythagore a-t-il inventé la numérologie ?
Non, pas au sens où on l’entend aujourd’hui. Pythagore et ses disciples s’intéressaient aux nombres et à l’harmonie, mais rien ne prouve qu’ils aient créé un tableau des lettres. Il s’agit d’une attribution traditionnelle : la forme moderne de cette numérologie s’est fixée bien plus tard.
Quelle est la table de la numérologie pythagoricienne ?
Neuf valeurs se répartissent sur vingt-six lettres, et la série recommence après le 9 : A vaut 1, I vaut 9, puis J revient à 1. Le tableau complet se trouve sur la page des lettres. Il sert à additionner les lettres d’un nom, avant de réduire la somme.
Pourquoi garder 11, 22 et 33 dans le calcul ?
Selon cette tradition, ces trois totaux sont lus comme des maîtres-nombres et ne sont pas réduits. C’est une convention, pas une loi : certains auteurs ne retiennent que 11 et 22, d’autres réduisent toujours. On trouve les deux usages dans les livres. Ce site garde les trois.
Numérologie pythagoricienne : nom de naissance ou nom d’usage ?
La pratique la plus courante s’appuie sur le nom de naissance, considéré comme le point de départ. Le nom d’usage, celui d’un mariage par exemple, peut se calculer à part pour comparer. Ce site travaille sur le nom de naissance.
Comment calculer avec la méthode pythagoricienne ?
Trois gestes suffisent. Convertissez d’abord le nom de naissance, sans accents, avec la grille en neuf colonnes : la première lettre de l’alphabet compte 1, la neuvième 9, puis le compte repart. Additionnez ensuite ces valeurs. Enfin, ramenez le total à un chiffre en épargnant les maîtres-nombres. La date se traite pareillement, ses trois parties réunies. Les calculateurs du site déroulent ces gestes et affichent chaque opération, pour votre date comme pour votre nom.